Valadon Suzanne

1865-1938 : Marie-Clémentine Valadon, future Suzanne Valadon, est née en 1865 à Bessines/Gartempe. De père inconnu, sa mère est lingère. Vers 1870, sa mère (Madeleine) vient s’installer à Paris ; elle y travaille comme femme de ménage. Sa fille est indisciplinée et fréquentera plusieurs écoles. De 1875 à 1880, Marie-Clémentine exerce des « petits boulots » (Fleuriste, couturière, etc.) ; elle se passionne pour le cirque et fait des débuts sur « la piste ».

Elle devient modèle pour les peintres ; dans les années 80, sous le nom de Maria, elle pose entre autres pour Puvis de Chavannes, Renoir, Toulouse-Lautrec. Le 26 décembre 1883, c’est la naissance de son fils Maurice (Maurice Utrillo), né de père inconnu mais reconnu en 1891 par le peintre et journaliste espagnol Miguel Utrillo y Molinas. Ses premières oeuvres connues datent de cette époque.
Entre 1883 et 1893, autodidacte, elle réalise des dessins (fusain, crayon, sanguine, pastel) où l’on sent l’influence d’Edgar Degas qui l’initia à la gravure et qui sera l’un de ses premiers acheteurs. L’artiste représente ceux qui l’entourent, ses amis, sa famille, des enfants. Elle peint des scènes de genre et des portraits de manière réaliste. Les grands maîtres reconnaissent rapidement son talent. En 1894, cinq de ses dessins seront exposés au Salon de la Nationale.

En 1896, elle épouse Paul Moussis, un bourgeois aisé ; la situation financière de son mari lui permet de se consacrer entièrement à son art sous le nom de Suzanne Valadon. Elle réalise sa propre synthèse entre le Fauvisme et l’Expressionnisme. En 1909, elle rencontre André Utter, ami de son fils, et s’installe avec lui après avoir divorcé. Utter exerce sur elle une influence stimulante et à partir de 1910, elle fera de nombreuses expositions (Salon d’Automne, Salon des Indépendants, etc.) dont une particulière chez Berthe Weill en 1915. Suzanne Valadon peint de nombreuses oeuvres et le public, comme la presse, lui accorde une attention croissante.
En 1935, elle est atteinte de diabète et d’urémie. En 1936 et 1937, l’Etat français lui achète plusieurs oeuvres importantes.

Malade, elle meurt à Paris en 1938.

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