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Mucha Alfons

1860-1939 : Peintre et affichiste tchèque il a développé des procédés ornementaux proches de l’esthétique de l’Art nouveau. A ce titre il est à l’avant-garde et c’est un grand représentant de ce mouvement.
Né à Ivancice (Moravie) Il étudie aux Beaux Arts de Prague et de Munich et à l’Académie Julian à Paris. Il fait ses débuts en tant que décorateur de théâtre en Autriche, à Vienne.
En 1896 le premier panneau décoratif de Mucha Les quatre saisons est imprimé.
Alfons Mucha aime travailler des séries de panneaux. En plus du panneau principal qui, plus tard serra adapté en tant que calendrier pour le Chocolat Masson, il exécute le détail des 4 saisons. Le Printemps, l’Eté, L’Automne et L’Hiver. Il en est de même pour la Série des fleurs en 1898 avec Les Œillets, Les Iris, Les Lys et Les Roses.
Les pierres précieuses, Améthyste, Rubis, Topaze et Emeraude. Les Arts en 1898, les Heures de la Journée en 1899 et La Série de La Lune et des étoiles en 1902.
Mucha apprécie les pendants, souvent les œuvres se répondent et sont à considérer par paires comme Fleur et Fruit en 1897, les Têtes Byzantines blonde et brune (1897) ainsi que Ivy et Laurel en 1901.
Il s’installe à Paris en 1887 où il passe l’essentiel de sa vie. Mucha se lie avec les artistes et les écrivains du milieu symboliste, dont le romancier Joris-Karl Huysmans.
Tout d’abord il conçoit des illustrations pour des périodiques et des livres mais il devient petit à petit l’affichiste le plus recherché de la capitale.
En 1894, un camarade de Mucha lui demande de revoir les épreuves d’un travail important qu’il effectue. Le lendemain Mucha est chez l’imprimeur Lemercier.
Il finit de corriger les épreuves quand le directeur reçoit un coup de téléphone de Sarah Bernhardt qui veut une affiche pour sa pièce, celle-ci doit être sur les murs pour le nouvel an, ce qui ne laisse que quelques jours pour la réalisation du travail. En cette période de fêtes, seul Mucha est présent, il n’a jamais réalisé de travail de ce genre, mais il se lance. Son directeur amène Mucha au théâtre le soir même afin qu’il puisse se faire une idée de la pièce « Gismonda », drame de Victorien Sardou.
Bien que l’imprimeur hésite à accepter le dessin définitif de Mucha car le style n’est pas conventionnel, Sarah Bernhardt adore l’affiche. Le succès auprès des Parisiens est tel que certains collectionneurs soudoient l’imprimeur afin d’obtenir des copies ou bien découpent des affiches au rasoir durant la nuit.
Le  » style Mucha  » devient célèbre.
Le contrat signé entre Mucha et Bernhardt donne l’exclusivité du travail de Mucha pour le théâtre, à la comédienne, pour le reste il peut faire ce qu’il veut.
Les fabricants de parfums, champagnes et de liqueurs, de bicyclettes, les imprimeurs se pressent alors à la porte de Mucha qui peut se permettre de fixer ses tarifs.
Il travaille autant pour le théâtre et Sarah Bernard que pour l’industrie et la publicité par l’affiche. (Le papier à cigarettes Job, les maisons de Champagne, les biscuits Lu…)
Il crée également des étalages et des décors d’intérieur exotiques.

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