Macke August

1887-1914 : Macke commença ses études en octobre 1904 à l’académie des Beaux-Arts de Düsseldorf, et en 1905 il n’hésite pas à s’inscrire aux cours du soir de l’école des Arts Décoratifs, où une plus grande liberté de travail sur des sujets du quotidien (plantes, animaux…) lui convient mieux que les sujets plus académiques.

En 1906, Macke quitte l’académie qui selon lui n’a plus rien à lui apprendre, et découvre, en 1907, la modernité française : l’impressionnisme. Cette découverte modifie sa perception de la vie et de la peinture. Il se rend à plusieurs reprises à Paris pour découvrir sur place les œuvres de Manet, Degas, Toulouse-Lautrec, Seurat, Pissarro ainsi que la vie parisienne sur les boulevards, dans les parcs et les cabarets. Ces nouveautés lui inspirent de nombreuses esquisses dans lesquelles il exprime sa façon de percevoir le caractère éphémère de l’apparition et la fixation précise d’une impression spontanée.

Cet été 1907, de retour à Bonn, empreint d’impressionnisme, Macke choisit de travailler en plein air et réalise la petite esquisse à l’huile : Arbre dans un champ de blé. Après un court séjour à Berlin dans l’atelier de Lovis Corinth où il peint quelques toiles, il entreprend de voyager en France et en Italie pour approfondir ses connaissances de l’art et acquérir quelques œuvres pour la collection Koehler. En octobre 1908, Macke commence son service militaire et n’eut guère le temps de peindre. Libéré de ses obligations militaires en 1909, il épouse Elizabeth Gerhardt. Ils se rendent pour leur voyage de noces à Paris où il peint son célèbre Autoportrait au chapeau.

En octobre 1909, les Macke rentrent à Tergensee où les conditions de vie et le calme de la campagne environnante permettent à August de produire pas moins de deux cents tableaux. Cette période est considérée comme le premier sommet du parcours artistique de Macke.

L’œuvre de Macke connait grâce à une purification et une maturation stylistique, une réorientation décisive. En cette fin d’année 1909, Macke, admirateur de Cézanne, peint deux portraits de son épouse Femme de l’artiste au chapeau et Portrait aux pommes dans lesquels on peut retrouver, en plus de l’influence de Cézanne, l’influence des principes de composition des Fauves dont les principaux représentants étaient Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck, Raoul Dufy et Kees van Dongen. En 1911, le citadin qu’est August Macke et son épouse décident de retourner à Bonn. Les toiles issues du début de cette nouvelle période sont définitivement de facture Fauve.

Ses nouveaux contacts avec son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky et les autres artistes du Der Blaue Reiter apportent à Macke une nouvelle impulsion artistique. Bien qu’ayant sa propre perception de ce mouvement artistique novateur, August Macke participe de façon active avec Wassily Kandinsky à l’élaboration de l’almanach du Cavalier Bleu de 1912. Il apporte sa pierre à l’édifice en réunissant les images de la partie ethnographique de l’album et en commentant une étude sur les masques africains où il établit la correspondance entre l’art des peuples primitifs et celui de l’Europe moderne. Macke participe à l’exposition du Cavalier bleu à Munich chez Thannhauser en février 1912. Le résultat de cette exposition le déçoit énormément et il rompt ses relations avec Wassily Kandinsky et le Cavalier bleu allant jusqu’à les caricaturer dans sa toile de 1913 Caricature du Cavalier bleu sorte de pamphlet pictural dans lequel il n’hésite pas à égratigner son ami Franz Marc, Wassily Kandinsky lui même ainsi que le galeriste Herwarth Walden qui avait pris le Cavalier bleu sous sa protection en l’exposant pour le rendre vendable dans sa galerie berlinoise. La spiritualité intellectuelle de Kandinsky s’oppose à la contemplation des choses de Macke ; la page est tournée. En 1913, Macke déménage en Suisse, où il connait une année très fructueuse, centrée sur les motifs de la nature et de l’homme. Lors d’un court voyage en Tunisie avec Paul Klee et Louis Molliet il peint de nombreuses aquarelles et prend beaucoup de photographies, qui lui serviront de support par la suite pour d’autres peintures à l’huile. Sa dernière peinture, Adieu, revet une dimension prophétique : Macke est mobilisé le 8 août 1914. Il est tué en Champagne, sur le champ de bataille, le 26 septembre ; il avait 27 ans.

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