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Klimt Gustav

1892-1918 : Gustav Klimt naît dans la Vienne de la fin du XIXe siècle : tout comme Freud, sa réaction à la société rigoureuse et suffocante de l’époque va bouleverser les codes. Il entame sa carrière dans la lignée de la peinture « pompier » alors à la mode, comme décorateur de bâtiments publics prestigieux. Peu à peu Klimt s’éloigne de l’académisme et affirme un style personnel : la décoration du grand escalier du Kunsthistorisches Museum de Vienne (1890) est déjà peuplée des femmes fatales qui hanteront son œuvre et qu’il aimera peindre (Portrait d’Adèle Bloch-Bauer, 1907) ou dessiner, parfois nues et dans les attitudes les plus suggestives. La peinture de Klimt marque le symbolisme de la Sécession viennoise, fondée en 1897 : le rejet des conventions, le recours à des allégories complexes, le goût pour les thèmes mêlant sexe et mort, la précision du dessin et la profusion décorative caractérisent la fascinante Frise Beethoven (1902). Cette nouvelle vision provoque un scandale en 1900 lors de la présentation d’un décor pour l’Université de Vienne : les corps morbides de femmes lascives choquent le public autrichien, pour le moins frileux. Les panneaux seront retirés, puis brûlés en 1945… L’utilisation de l’or, à partir de 1901, ajoute encore à sa luxuriance de sa peinture : la décoration de la villa Stoclet, à Bruxelles, en 1904-1909, en représente l’accomplissement. L’artiste peint également plusieurs paysages, privilégiant le format carré, qui tend à absorber littéralement le spectateur. Klimt, qui osa montrer sans fard les chairs nues, eut une grande influence sur l’art torturé d’Egon Schiele
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