DURER Albrecht

1471-1528 :L’œuvre de Dürer s’inscrit historiquement dans une époque de transition entre le Moyen Âge et la Renaissance. Les grands bouleversements politiques, économiques, sociaux et religieux s’accompagnèrent d’innovations considérables dans le domaine culturel. Les principes nouveaux de la Renaissance furent confrontés dans les pays germaniques à l’influence gothique germano-flamande. Dürer réalisa la synthèse de ses courants dans une œuvre universelle.

Les années d’apprentissage
Dürer passa son enfance dans l’atelier d’orfèvre de son père dont il apprit le métier. À quinze ans, il s’orienta vers la peinture et entra dans l’atelier du peintre Michaël Wolgemut (1432-1519) . À dix-huit ans, il entreprit son tour de compagnonnage qui le mena à Colmar, . C’est à cette période que se situe le dessin Couple assis jouant au trictrac et dame debout jouant au échecs. Cette formation eut une influence décisive dans l’évolution de l’artiste dont l’œuvre graphique considérable, dessins et gravures, connut une renommée en Europe bien plus grande que sa peinture.

Le voyage en Italie
De retour à Nuremberg en 1494, il épousa Agnès Frey, et, en automne, partit pour l’Italie, entraîné dans ce voyage par son ami Willibald Pirckheimer qui fut l’un de ceux qui introduisirent l’humanisme en Allemagne. Il se rendit à Venise, et peut-être à Padoue et à Mantoue. Ce séjour fut déterminant pour lui. Il rencontra notamment Jacopo de Barbari qui lui fit entrevoir le secret de la beauté idéale, les nouvelles théories, bouleversant ainsi ses conceptions esthétiques. Durant le trajet de retour, Dürer, sensible aux paysages traversés et à la nature, exécuta une série d’aquarelles révélant un autre aspect de son art, plus proche de l’observation directe que des études influencées par la théorie.

L’atelier de Nuremberg
Puis Dürer ouvrit son atelier à Nuremberg. La cité connaissait alors son âge d’or, rayonnement spirituel et prospérité économique. C’est dans ce contexte très favorable que l’artiste, grâce au mécénat de Frédéric le Sage, et plus tard à celui de l’empereur Maximilien, exécutera plus de soixante-seize peintures, plus d’un millier de dessins sans compter les nombreuses attributions, cent soixante-dix xylographies, une centaine de gravures en taille-douce et, vers la fin de sa vie, écrira trois livres de théorie sur les proportions du corps humain et les lois de la perspective.
De 1505 à 1507, il fit un second voyage en Italie. C’est là qu’il peignit pour l’église de la colonie allemande La Fête du rosaire, l’une des œuvres majeures de sa carrière.

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