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Degas Edgar

1834-1917 : Issu d’une famille de la bourgeoisie napolitaine, Edgar Degas (de son vrai nom « De Gas ») fait de sérieuses études classiques puis entre en 1855 dans un atelier de peinture où se perpétue l’enseignement d’Ingres. Ses premières œuvres, autoportraits et portraits de famille, montrent déjà une grande simplicité. Pendant quatre ans, Degas séjourne en Italie, à Naples, Florence et Rome, où il fait la rencontre de Gustave Moreau, dont le coloris précieux l’influence. De retour à Paris, l’artiste exécute plusieurs toiles à sujet historique, œuvres très originales par leur simplification : Degas a compris la leçon d’Ingres, qu’il considère comme le plus grand peintre contemporain, et qu’il applique à ses portraits, où il associe le sens de la réalité et la conception du beau idéal. Degas aurait pu alors être l’espoir de la grande peinture officielle, mais il a trop le goût du réalisme, de la modernité baudelairienne et des sujets inédits. Le peintre va sur les champs de courses et dans les coulisses de théâtres, et s’intéresse vite à la danse et à l’opéra, où il expérimente de nouveaux cadrages, des mises en pages japonisantes originales. Déterminante est la rencontre avec Edouard Manet, dont il partage les goûts bourgeois et l’intérêt pour certains thèmes naturalistes. Mais Degas refuse le culte de la campagne, du plein air et du travail sur le motif : il fréquente les impressionnistes, mais ne partage pas réellement leur esthétique. L’artiste souhaite une recherche plus large, s’attachant non à l’étude de la lumière, qu’il préfère artificielle et déformante, mais à celle du mouvement et à la traduction de l’instantané, pour une peinture cependant réfléchie, construite, dans des cadrages nouveaux (inspirés de la photographie), renversant la perspective. Orgueilleux, misanthrope, misogyne, réactionnaire, Degas rejette le symbolisme, trop évanescent, et l’Art Nouveau, jugé décadent. Sans volonté moralisatrice ni politique, il se fait l’observateur intransigeant du quotidien, des danseuses épuisées aux gestes gauches, dont il ne cherche pas la grâce séduisante, des femmes à leur toilette, décrites avec force et véracité, des femmes du peuple, au café ou au travail. Sa vue baissant à partir des années 1890, Degas peint plus brutalement, exécute des pastels plus audacieux, simplifiés, aux hachures fiévreuses annonçant les fauves, presque expressionnistes. Presque aveugle, il s’enferme dans la solitude et se consacre à la sculpture, pratiquée depuis 1868.

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