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Cross Henri Edmond

1856-1910 : L’itinéraire de Henri Edmond CROSS commence symboliquement dans le nord de la France puisqu’il naquit à Douai en 1856. Dès l’âge de dix ans un cousin, le Dr Soins, perçut en lui des dons artistiques et lui fit prendre des cours de dessin à Lille. Le jeune Henri Edmond Delacroix (son vrai nom) eut pour mentor et professeurs Carolus Duran, Alphonse Colas et plus tard à Paris, François Boivin. A 25 ans, il exposa pour la première fois au salon de 1881 sous son nom traduit en anglais : Cross, pour éviter toute confusion avec Eugène Delacroix.

Partageant les mêmes vues en esthétique picturale que Signac, Angrand ou Maximilien Luce et Théo van Rysselberghe, Cross adhèra très vite à la technique du pointillisme dans ses premières oeuvres. A cette époque celles-ci sont pour la plupart consacrées à la description des jardins de l’Observatoire et du Luxembourg. Ce fut aussi le temps d’une première découverte du midi de la France qui influença fortement Cross par la suite.

Mais la grande mutation de son style s’opéra en 1891. Au moment où disparaissait Georges Seurat, H.E.Cross vint au divisionnisme. Il rompit ainsi avec une esthétique qu’il pratiquait depuis dix ans pour adopter avec enthousiasme celle du groupe qui animait le Salon des Indépendants (manifestation dont il fut l’un des initiateurs dès 1884). L’ancien disciple des impressionnistes accrocha aux cimaises des Indépendants le portrait divisionniste de sa femme (conservé au Musée d’art moderne). Cross choisit de vivre en grande partie de l’année dans le Var, à Saint-Clair où il put méditer à loisir ses recherches sur la lumière et son observation de la nature. Il créa ainsi des chefs-d’oeuvres qui firent de lui l’égal d’un Turner ou d’un Poussin. La ferme le matin (1893), puis Mère jouant avec son enfant (1897), La vague. Cross réussit à exprimer une libération romantique du paysage. Dès lors son style si particulier commença à connaître la notoriété : les expositions se suivirent : en 1896 au Salon de l’art nouveau, et en 1899 à la Galerie Durand-Ruel.

Mais Cross fut aussi engagé politiquement puisqu’il fut l’ami des anarchistes et apporta son soutien à Jean Grave. Cependant le malheur physique accabla très vite ce poète de la lumière : des troubles rhumatismales puis occulaires vinrent altérer sa santé . Le peintre fit alors un séjour en Italie où il médita les oeuvres du Tintoret et de Canaletto. Avec Signac, Cross révèla de la provence une beauté naturelle inédite et incomparable : le fauvisme est là ,pressenti, annoncé et on sent poindre dans ses oeuvres du début du XXè siècle le germe d’une nouvelle harmonie chromatique qui fit école par la suite avec Matisse dans Luxe, calme et volupté et préfigura ainsi la doctrine de la nouvelle peinture abstraite.

H.E. Cross contribua avec les néo-impressionnistes à un bouleversement historique qui remit en question par la suite toutes les théories de la peinture.
Au crépuscule d’une vie trop brève, Cross visita encore une fois la Toscane avant de regagner le Lavandou où il composa ses dernières oeuvres. En mai 1910 il fut tragiquement emporté à 54 ans par un cancer qui le harcelait.

L’itinéraire de Henri Edmond CROSS commence symboliquement dans le nord de la France puisqu’il naquit à Douai en 1856. Dès l’âge de dix ans un cousin, le Dr Soins, perçut en lui des dons artistiques et lui fit prendre des cours de dessin à Lille. Le jeune Henri Edmond Delacroix (son vrai nom) eut pour mentor et professeurs Carolus Duran, Alphonse Colas et plus tard à Paris, François Boivin. A 25 ans, il exposa pour la première fois au salon de 1881 sous son nom traduit en anglais : Cross, pour éviter toute confusion avec Eugène Delacroix.

Partageant les mêmes vues en esthétique picturale que Signac, Angrand ou Maximilien Luce et Théo van Rysselberghe, Cross adhèra très vite à la technique du pointillisme dans ses premières oeuvres. A cette époque celles-ci sont pour la plupart consacrées à la description des jardins de l’Observatoire et du Luxembourg. Ce fut aussi le temps d’une première découverte du midi de la France qui influença fortement Cross par la suite.

Mais la grande mutation de son style s’opéra en 1891. Au moment où disparaissait Georges Seurat, H.E.Cross vint au divisionnisme. Il rompit ainsi avec une esthétique qu’il pratiquait depuis dix ans pour adopter avec enthousiasme celle du groupe qui animait le Salon des Indépendants (manifestation dont il fut l’un des initiateurs dès 1884). L’ancien disciple des impressionnistes accrocha aux cimaises des Indépendants le portrait divisionniste de sa femme (conservé au Musée d’art moderne). Cross choisit de vivre en grande partie de l’année dans le Var, à Saint-Clair où il put méditer à loisir ses recherches sur la lumière et son observation de la nature. Il créa ainsi des chefs-d’oeuvres qui firent de lui l’égal d’un Turner ou d’un Poussin. La ferme le matin (1893), puis Mère jouant avec son enfant (1897), La vague. Cross réussit à exprimer une libération romantique du paysage. Dès lors son style si particulier commença à connaître la notoriété : les expositions se suivirent : en 1896 au Salon de l’art nouveau, et en 1899 à la Galerie Durand-Ruel.

Mais Cross fut aussi engagé politiquement puisqu’il fut l’ami des anarchistes et apporta son soutien à Jean Grave. Cependant le malheur physique accabla très vite ce poète de la lumière : des troubles rhumatismales puis occulaires vinrent altérer sa santé . Le peintre fit alors un séjour en Italie où il médita les oeuvres du Tintoret et de Canaletto. Avec Signac, Cross révèla de la provence une beauté naturelle inédite et incomparable : le fauvisme est là ,pressenti, annoncé et on sent poindre dans ses oeuvres du début du XXè siècle le germe d’une nouvelle harmonie chromatique qui fit école par la suite avec Matisse dans Luxe, calme et volupté et préfigura ainsi la doctrine de la nouvelle peinture abstraite.

H.E. Cross contribua avec les néo-impressionnistes à un bouleversement historique qui remit en question par la suite toutes les théories de la peinture.
Au crépuscule d’une vie trop brève, Cross visita encore une fois la Toscane avant de regagner le Lavandou où il composa ses dernières oeuvres. En mai 1910 il fut tragiquement emporté à 54 ans par un cancer qui le harcelait.

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